L'onction

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Poème spirituel sur l'onction divine, mélange d'huile et de feu sous la grâce de Dieu en Jésus-Christ...

Enceinte - Tome 2 : Entre chute et rédemption

 
Enceinte, tout un parcours de la grâce de Dieu - Tome 2

Deuxième partie d'un témoignage d'un parcours féminin marqué par la foi, la maternité, l'avortement et la résilience...

Article audio à retrouver ici : Enceinte - Tome 2 : Entre chute et rédemption

Je vous avais promis de vous raconter l'autre face de la médaille quand on tombe enceinte, eh bien, voici le moment.

Mais avant même de commencer, saviez-vous que l'ennemi sait créer un leurre de sécurité quand on ne suit pas les commandements divins (1 Corinthiens 10:12-13)? 
La fornication et toutes ses formes, même si elles procurent un plaisir de quelques minutes, peuvent vous entrainer dans une spirale infernale, surtout si l'on ne bénéficie pas de la bienveillance de son partenaire (Hébreux 13:4). C'est dire à quel point le sexe et la maternité sont des portails spirituels d'une puissance phénoménale et à quel point l'ennemi combat la famille, le premier noyau cellulaire du monde créé par Dieu, pour détourner toutes les destinées de celles et ceux appelés selon le dessein de Dieu et pour détruire l'humain qu'il hait de tout son être (Éphésiens 6:1-4; Proverbes 14:12; Jérémie 29:11; Jean 10:10). 

Bref, comme toute personne avant sa nouvelle naissance, je vivais aussi dans le monde. Après la naissance de mon fils, je suis retournée avec son géniteur plusieurs mois plus tard. Je voulais nous réconcilier et prendre un nouveau départ, obnubilée par l'idée de créer notre famille à trois. Je dois dire que je l'aimais et que mon corps le désirait encore. Ô la chair, quand elle nous tient... 

J'ai été heureuse avec cet homme pendant un temps. Mais j'ai commis l'erreur d'exposer mes sentiments trop tôt; et bien qu'il ne m'ait jamais donné raison de douter de lui, quelque chose nous rendait toujours incomplets.

Je me souviens - sauf erreur de ma part - lui avoir demandé ce qui se passerait si je tombais de nouveau enceinte de lui, surtout que cette fois, j'étais très engagée vis-à-vis de lui. Sa réaction m'a fait comprendre - peut-être à tort - qu'il était prêt à jouir de mon corps sans véritablement en assumer les conséquences. Malgré cela, et la brisure occasionnée à l'annonce de la première grossesse dont j'essayais encore de guérir, je priais souvent Dieu pour qu'il devienne mon mari. (Psaume 37:4 ; Proverbes 3:5-6)



Puis, je suis tombée enceinte de nouveau. En effet, une échographie avait révélé un œuf clair, preuve possible d'un début de fécondation et de gestation. Encore une fois, j'avais le choix. Saviez-vous que lorsqu'on se retrouve dans une situation pareille, avoir la possibilité de connaitre son statut assez tôt, on est littéralement à la croisée des chemins, face à un choix entre la vie ou la mort et toutes les conséquences qui en découlent ?

Quand je lui ai annoncé la nouvelle, il a d'abord été heureux, puis tout a changé la minute d'après.

Il est vrai que j'avais anticipé sa position sur la question : Il ne voulait pas plus d'enfants qu'il ne saurait s'en occuper. Entretemps, des problèmes familiaux m'avaient trimballé de salle de justice en salle de justice, demandant de moi une force que je n'avais pas forcément. Je m'étais rendue alors compte qu'encore une fois, j'allais être laissée à mon propre sort si j'essayais de persister à garder cette grossesse. Ces problèmes m'ont d'ailleurs fait rencontrer quelqu'un que je pensais être digne de confiance. Mais ce sera une histoire pour un autre jour... bref, sur le coup, je lui ai dit qu'on ne pouvait pas le garder. J'attendais de lui qu'il me tienne tête, mais non, il m'a suivi dans cette lancée, et s'est mis à chercher une solution. J'ai essayé de montrer des signes de retrait, mais c'était tard, la graine avait déjà été semée. Au fond de moi, je pensais que je ne pouvais pas être plus mal. Du moins, c'est ce que je croyais.

Et un matin d'octobre 2023, il m'a emmené subir la fastidieuse procédure que j'ai payée de ma poche. C'était douloureux à souhait. J'ai cru qu'on m'arrachait les entrailles. C'était le pire jour de ma vie. Et pourtant, ce choix avait été délibéré. J'avais réalisé, avec le cocktail naturel d'hormones et mon amour naissant pour ce futur enfant, que j'avais fait la pire erreur qui soit. Mais c'était déjà tard. Le praticien a procédé à l'aspiration avec une condescendance peu retenue, et je voulais juste qu'il en finisse pour que je puisse m'en aller et ne plus jamais revenir.

En sortant, j'étais détruite. Je m'en suis tellement voulu, que dès que nous sommes retournés net chez le père de mon fils, je me suis effondrée sous le poids des sanglots. Je me sentais sale, brisée, trahie, en danger dans une relation mise en péril : Je m'étais promis de ne jamais avorter, et malgré mes convictions et le fait de l'avoir plusieurs fois signifié au père de mon fils, j'avais dérogé à cette promesse.

D'ailleurs, je savais très bien qu'une telle expérience pouvait survenir, en suivant le fil de mon histoire et de toutes les discussions eues sur ce sujet avec cet homme. Dès le départ, avec la grossesse de Brivael dans un contexte déjà flou, le ton était donné, et j'étais déjà sur mes gardes face au risque d'une récidive. J'avais même ressenti - et dit - que cette relation ne survivrait pas à une nouvelle épreuve de ce genre, surtout si je devais encore m'entêter à porter la grossesse d'un homme qui n'était pas disposé à l'assumer.

Puis, au milieu de ce chaos, alors que ce dernier essayait encore de me consoler et qu'il m'avait demandé d'aller m'essuyer le visage pour qu'on discute, j'ai entendu cette voix : "Et si tu prenais ton sac et que tu rentrais chez toi... sans possibilité de retour ?" Là, je n'ai plus beaucoup réfléchi.

 Au retour de la salle de bain, j'ai rangé mes affaires, et je me suis levée. J'ai dit que je rentrais. Il a essayé de me retenir par la main. Il a voulu me raccompagner. Mais c'était trop tard, je n'avais plus d'énergie pour rien. Mon cœur avait complètement lâché.

Quelle est la manifestation de la grâce de Dieu dans cette expérience, me demanderez-vous ? Selon la parole de Dieu, je me savais condamnée. 1 Corinthiens 6 versets 9 à 10 donne des descriptions de ceux qui n'hériteront pas du royaume de Dieu, parmi lesquels les impudiques, sous toutes leurs formes. Et j'en faisais partie : j'avais gouté au sexe hors mariage et j'avais commis un avortement. Mais la grâce de Dieu en Jésus-Christ est plus forte que ma faute (1 Corinthiens 6:11). Par sa mort et sa résurrection, j'ai reçu le pardon et la vie éternelle (Romains 5:8-11; Éphésiens 2:8-9).

Depuis, je ne suis plus retournée dans la fornication, et je coupe court à toutes les tentations (1 Corinthiens 10:13; 2 Timothée 2:22). Penser au sacrifice et à la puissance de la résurrection m'a radicalisée: personne d'autre n'aurait accepté de mourir pour moi. Ainsi, le sacrifice du Christ m'empêche de vivre n'importe comment (Romains 6:11-13), et ce, même si j'ai la connaissance et la conscience du pardon de Dieu dans ma vie.

Aujourd'hui, j'ai pardonné au père de mon fils, mon ex-partenaire, et je me suis pardonnée. J'ai prié le Seigneur de tout mon être pour que l'âme de cet enfant, rejetée avant même sa manifestation dans le monde physique, soit reprise dans la lumière éternelle. Je crois fervemment que cette âme est retournée vers le Père, qui lui a assurément trouvé une meilleure famille ou situation. Cette partie de ma vie m'a confortée dans ce que j'aurais dû éviter et m'a redonné la paix en dépit des circonstances (Philippiens 4:7). 

Il est vrai que j'ai reçu des prophéties de mariage, et je prie pour que l'incrédulité dans mon cœur soit ôtée. Pour l'heure, je vis avec Christ, je suis la prunelle de ses yeux, et je crois, avec le soutien de l'Esprit-Saint, que Dieu m'épargne de ces pièges. D'un autre côté, j'ai aussi appris à éviter toutes les situations qui pourraient me faire retomber. Oui, la parole de Dieu dit de fuir les tentations sexuelles, sous toutes leurs formes (1 Corinthiens 6:18). Il n'est pas question de négocier, de prier ou quoique ce soit, frères et sœurs, quand vous vous retrouvez dans une situation où votre intégrité physique est engagée, surtout en tant que chrétien, FUYEZ ! Faites comme Joseph. Lâchez tout !


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