Poème percutant sur le besoin de la responsabilité spirituelle masculine à travers l'intercession et la prière des hommes...
Version audio à retrouver ici : Vos genoux !
Nous fatiguons,
Nous nous meurtrissons.
Nous nous languissons,
Nous mourrons...
Je ne sais comment exprimer mon ras-le-bol,
Dans quels termes exacts mettre mon inquiétude et mon indignation,
Comment faire constater que nous voulons plus que des hommes,
Que nous voulons surtout des prêtres de Dieu dans nos maisons...
C'est dit : ils sont les premiers à demander des prières,
les premiers à exiger l'intercession auprès du Père,
les premiers aussi à négliger quand il s'agit de se mettre en prière,
Quand il s'agit de louer celui par lequel nous respirons.
Les premiers à dire que leurs charges sont très grandes,
Si grandes qu'ils doivent se tenir debout et aux aguets,
Ne sachant pas que, c'est accroupi comme Gédéon
Qu'ils pourront garder leurs armes et se tenir prêts.
Les premiers à courir dans tous les sens,
Après la chance, l'argent, parfois l'amour, souvent le succès,
Ne sachant pas qu'à trop courir, les enlace l'ignorance,
Qu'ils embrassent dans une confidence à l'excès.
Et pourtant nous autres, les soi-disant faibles,
savons que toutes les batailles se gagnent à genoux;
que si une âme embrasée peut en tailler une centaine,
C'est que deux peuvent tailler jusqu'à l'origine du flou.
Mais ils sont les derniers à s'associer,
Les derniers à réaliser, à regretter, à s'humilier,
Et quand ils le font, c'est après avoir longuement tardé,
Ou parce qu'ils se sont retrouvés coincés...
Messieurs, puisque c'est de vous que je parle,
Il est temps : Nous avons besoin de vos genoux !
Nous nous lassons des brèches que vous créez et qui nous condamnent,
Il est temps : nous avons besoin de vos genoux !
Et si vous ne nous aimez pas suffisamment pour vous plier,
Au moins, faites-le pour vous;
Car dans ce monde, il vaut mieux avoir Dieu en amitié
que de subir inlassablement ses courroux.
Car sans vos genoux, messieurs,
Nous fatiguons,
Nous nous meurtrissons,
Nous nous languissons,
Et nous mourrons.
Et à force de crier vers les cieux,
Nous croyons,
Nous nous renforçons,
Radicalement, nous nous affermissons
Malheureusement, sans vous...
Alors, pères, frères, amis, fiancés, maris,
Aïeux et piliers masculins,
Nous voulons vos genoux, qu'ils prient
Qu'ils se mettent à terre, qu'ils capitulent,
Car sans ça, vous n'êtes rien,
Mais avec, Dieu vient,
Et vous devenez radieux, électriques,
Et vous nous attirez, vous devenez authentiques...
D'autres fenêtres ouvertes sur cette réalité :
Commentaires
Enregistrer un commentaire