Si j'étais un homme

si j'étais un homme


Poème de réflexion sur l'identité royale de l'homme idéal selon Christ dans un monde en crise...

Version audio à retrouver ici : Si j'étais un homme

Si j’étais un homme, et que tout dépendait de moi,
Je ne tairais pas les cris qui grondent sous ma foi.
Je parlerais, je prierais, bâtirais des alliances,
Appelant la lumière, brisant le mur du silence.
Toute aide offerte serait perle en mon chemin,
Chaque main tendue bénie comme un lendemain.
Mais faudrait-il d’abord que je naisse garçon,
Dans un foyer d’amour, et non pour remplir un nom...

Si j’étais un garçon, je voudrais apprendre très tôt
Que la vraie force se cache dans les eaux
Du calme, de la paix, de la maîtrise du feu,
Non dans la chair conquise ou le pouvoir orgueilleux.
J’aurais voulu qu’on m’enseigne la beauté
D’un cœur gardé pur, sans duplicité,
Qu’aimer sans blesser est un art souverain,
Et que la femme est don, lumière sur le chemin.

Je voudrais apprendre à être un lion doux, protecteur de la meute,
Rugissant pour la paix, jamais pour que l’on pleure.
Cherchant avec ardeur mon nom dans les racines célestes,
Prêtre, roi, prophète, enraciné dans les promesses.
Je voudrais apprendre à vivre non-esclave de mes vaines passions,
Mais fils du Royaume, maître de mes pulsions.
Ma Bible en main, je voudrais apprendre à marcher
Sur les traces d’hommes droits, justes et consacrés.
Et même si le monde perd ma raison,
Face aux séductions, aux pièges, aux prisons,
Planté sur le roc, les yeux levés vers la croix,
Je voudrais apprendre à me relever, debout dans la foi.
Et devenu homme, vrai gardien, vrai pilier,
Comment ferais-je pleurer celle que je suis censé aimer ?
Si mon cœur bat pour Dieu et pour ma maison,
Serais-je bourreau, ou bouclier de bénédiction ?
Si j’étais un père, mes enfants seraient semés
Dans la terre du Seigneur, enracinés, aimés.
Comme des baobabs, ils porteraient l’avenir,
Leurs branches tendues vers l’espoir à bâtir.
Ils seraient des flèches, non pour blesser le monde,
Mais des lances de paix dans l’époque qui gronde.

Et quand viendrait le soir de mon dernier soupir,
Je partirais comblé, sans crainte de mourir,
Rassasié d’amour, d’actes et de foi.
Je rejoindrais la Terre promise du Roi,
Laissant derrière un nom marqué de lumière,
Un homme vrai, le cœur reconnaissant envers son Père.

Mais hélas, je ne suis qu’une femme, forte par espérance,
Dressée par la foi, malgré l’inconstance.
Dans ce monde en ruines, où s’effondrent les repères,
Je garde en moi l’écho d’un homme sincère.
Celui qu’au jardin Dieu façonna d’argile,
Celui que le Christ a restauré, docile.
Et même si la rareté en a fait un mirage,
Je crois en l’homme nouveau, porteur d’un autre langage.

Alors dans mes prières, j’élève ce désir :
Que chaque homme renaisse selon le vrai Messie.
Qu’il devienne bâtisseur d’un monde équitable,
Maillon d’une chaîne forte, humble et durable.
Pour qu’enfin cette terre où tout vacille,
Reflète le Royaume, et qu’on y vive tranquille.


👑Et pour toi, que signifie être un homme aujourd'hui à la lumière du Christ ?
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