La solitude est-elle un désert ou une école ?

La solitude est-elle un désert ou une école ?

Analyse spirituelle sur la solitude comme désert et école dans le parcours de foi du croyant, manifestation de foi et de confiance dans le divin...

Dans un monde qui valorise l'entourage à tout prix, quitte à accepter toutes sortes de compromissions et de relations parfois contre-nature, le croyant se retrouve souvent à marcher seul, à contre-courant. Ce décalage peut être douloureux, surtout pour ceux qui se sentent incompris, rejetés ou accablés par l'oppression. Pensée spéciale pour les orphelins, les opprimés et les "supposés incompris" de ce siècle. Pourtant, la parole de Dieu nous avertit en Jean 17:14-16 : 
'' Vous êtes dans le monde, mais vous n'êtes pas du monde.''
Tout au long de la marche avec Christ, consciente et individuelle, chacun rencontre son sentier de Damas (Actes 9:3-6), son mur de Jéricho (Josué 6:1-5), son Goliath (1 Samuel 17: 45-47), ... Des moments où l'on se retrouve seul, impuissant, des moments de vide et de confusion. Des occasions uniques d'invoquer la puissance du doigt, de la main et du bras du Seigneur (Deutéronome 26:8) pour être délivré et restauré. 

La solitude, un désert...

En vérité, Dieu permet ces situations et le vide sidéral qui en découle pour que nous ayons à le chercher inlassablement (Jérémie 29:13).

La solitude peut prendre l'allure d'un désert. D'un point de vue biblique et, je le crois, divin, le désert est ce lieu de silence, de dépouillement et de mise à nu. Israël y a marché 40 ans afin d'être enseigné, éprouvé et changé (Deutéronome 8:2). Jésus lui-même y a jeûné 40 jours et fut tenté (Matthieu 4:1-2).

Le désert est souvent perçu comme stérile, mais il est un lieu de préparation. C'est là que les illusions tombent et qu'on découvre ce qu'il reste quand tout est enlevé. C'est aussi le lieu où résonne cette promesse selon Osée 2:14 :
''Je te conduirai au désert et je parlerai à ton cœur.''
On peut dire que la solitude devient désert quand la vie semble ne plus porter de fruits (Jean 15:2), ou lorsque les charges deviennent trop lourdes ou qu'on avance sans voir de résultats. Pourtant, même dans ce vide, Dieu trace un chemin. Il prépare une Terre promise que Dieu prépare (Josué 1:6). Et dans sa bonté, Il envoie des personnes pour nous soutenir, puisqu'il n'est pas bon pour l'homme d'être seul (Genèse 2:18).

La solitude, une école...

Ma maman me disait souvent : 
Dieu ne traite pas en gros mais en détail. 
Le Créateur connait l'empreinte unique de chacun, jusque dans les fibres les plus secrètes (Psaume 139:13-14). La solitude est une opportunité pour Lui de changer les mentalités, guérir les blessures invisibles, restaurer ce qui a été perdu.

C'est en cela que la solitude devient une école : 
  • Une école pour apprendre à écouter Dieu (1 Samuel 3:9), 
  • Une école pour apprendre de Dieu à s'écouter soi-même, discerner ses limites, reconnaitre ses forces.
  • Une école pour s'aimer dans la vérité, non pas sous le regard des autres, mais sous le regard bienveillant du Père.
Même les apôtres ont traversé ce chemin : Pierre, Paul et tous les autres ont connu l'isolement pour apporter l'Évangile au monde (2 Corinthiens 11 :23-28). Mais ils n'étaient jamais seuls, puisque Jésus leur avait promis en Matthieu 28:20 :
'' Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.'' 
Dieu était avec eux, par la parole dont Jésus-Christ les a nourris pendant 3 ans, avant qu'ils ne reçoivent le Saint-Esprit après le départ du Christ vers le royaume des cieux.

Au final, la solitude peut être à la fois désert et école. Désert, quand elle nous dépouille, et école quand elle nous instruit, mais dans les deux cas, lieu de rencontre avec Dieu.

À un moment de sa vie, la solitude est l'un des meilleurs compromis pour rechercher la volonté de Seigneur (Matthieu 6:33). Dans ces moments, Il prend le temps de vous façonner (Jérémie 18:6). Il peut briser pour reconstruire, arracher pour replanter, mais toujours pour conduire vers la destinée qu'Il a prévue (Éphésiens 2:10).

Alors, gardons nos cœurs attentifs. Même quand tout semble sec, Dieu reste présent, sensible à nos joies comme à nos peines (Psaume 34:19). Lui seul peut transformer le désert en oasis (Ésaïe 35:6-7), et l'école en tremplin pour nous maintenir dans une paix intarissable avec Lui, afin de nous conduire vers notre destinée. Car tout concourt à son dessein, et à son Incommensurable Gloire (Romains 8:28).

Laissez-vous inspirer par ces lectures :

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