Le glaive de la colère
Poème exploratif sur la colère, son tranchant, ses ravages et la possibilité de la maturer en réconciliation...
Version audio à retrouver ici : Le glaive de la colère
De toutes les émotions du règne humain,
la colère est la plus à craindre ;
Quand elle éclate, elle déforme tout humain,
Capable, en sauvage, de le peindre.
Jaillissant d'un agacement répété,
ou d'un ennui trop souvent toléré,
Il n'y a rien qu'elle ne taille pour imposer une place,
Ravie à coups de tapages à vif ou de glace.
De l'amour à la haine, de la joie à la détresse,
Elle décime tout sur son passage.
Elle complote des plans que sa main vengeresse
Exécute sans pitié, ni souci de quelque autre dommage.
Son feu pique vif, son glaive décapite,
Quand son ombre maléfique sert le cœur,
Qu'elle cuit lentement d'une fureur qui crépite,
Rendant tout hôte, par les mots ou les actes, ravageur.
Le Seigneur exhorte à l'éteindre avant le coucher du soleil,
Pour ne faire naître aucune sorte de sorcellerie,
qui ébranlant quelque mauvais esprit d'un feu pareil,
Emprisonnerait et détruirait toute vie.
Car la colère est un glaive à double revers :
aux cassures visibles s'ajoutent les travers,
l'énergie gaspillée, les mots qui blessent,
Les liens fracassés, les égos en ivresse.
Ainsi, l'homme en colère, puisqu'on ne peut l'éviter,
Doit mûrir sa force dans un silence dompté.
Et la femme, prompte à s'exprimer quand l'aigreur s'invite,
doit transformer l'ardeur en une grâce subite.
Pour chacun, en fonction des personnalités,
Il importe de garder calme et de tact, d'user,
afin de bâtir des ponts, de garder ouvertes des portes,
et d'épargner des vies qu'une parole ou un acte emporte.
Car si parfois elle peut paraitre légitime,
Ne lui accordons pas le droit au chapitre ultime,
De peur de créer des murs et des tranchées,
et de décapiter des opportunités de restaurer...
💬Et vous, comment domptez-vous le glaive de la colère ? Partagez vos expériences en commentaire...

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