Aimer sans idolâtrer : la frontière sacrée


Comment aimer profondément sans idolâtrer : réflexion chrétienne sur le discernement de la hiérarchie du cœur pour des relations alignées à Dieu...


Comme tout le monde, j'ai mes propres problèmes. Des vices et des forteresses à dégager... 
Je bataille aussi avec cette toile d'égoïsme qui s'est installée partout - parfois assumée, parfois maquillée sous le nom très tendance "d'estime de soi". 
Et chaque jour, je réfléchis à transformer mes combats et mes questionnements en un chemin d'espoir pour quelqu'un d'autre.

Je suis hypersensible. J'aime croire que j'ai un cœur débordant d'amour. 
J'ai aimé à une époque de ma vie, le père de mon fils. 
Aujourd'hui, j'aime mon fils, certainement, mais pas du même amour. 

De manière plus généralisée, je crois fortement qu'aimer son prochain, c'est accorder à l'autre l'attention et le respect qu'on aimerait recevoir soi-même, comme Jésus l'a enseigné en Matthieu 22 :37-39.

Et c'est de là que naît LA question du jour :

Comment aimer quelqu'un vraiment très fort... sans en faire un faux dieu ? 

Parce que, sans se mentir, si la Bible nous révèle que là où se trouve notre trésor, c'est aussi là où se trouve notre cœur, c'est qu'il est possible que notre trésor prenne un visage.

1) Où commence l'idolâtrie dans nos relations ?

Que ce soit un parent, un ami, un conjoint... la frontière n'est pas toujours nette. 

On peut aimer sincèrement.

On peut être attaché, reconnaissant, dévoué.

Mais dès que l'autre prend la place de Dieu dans nos choix, nos émotions ou notre identité, on bascule.

Un mot sur la vie de couple

Mais avant, petite parenthèse sur la vie de couple (nécessaire). 

Quand deux personnes se marient, s'attendent-elles réellement à de la romance ? 

À des attentions, des joies partagées ?

Ou à une vie de responsabilités sans fin, où l'un commande et l'autre subit ?

Quel est le modèle du couple prôné par Dieu dans sa Parole ?

Et comment organiser sa future vie de famille, sans se laisser submerger par tous les autres aspects (profession, famille, belle-famille, etc.) ?

Je ne suis pas mariée, alors, je vous laisse ces questions. Le débat est ouvert dans les commentaires. 

Je reviens à mon sujet du jour : aimer sans idolâtrer : la frontière sacrée.

2) Aimer sans idolâtrer : la hiérarchie du cœur

Alors, comment aimer sans idolâtrer déjà...

D'un point de vue général, Marc 12:31 et Jean 13:34, le Seigneur nous commande d'aimer notre prochain comme nous-mêmes, et de nous aimer les uns les autres.
Plus loin, dans le livre d'Éphésiens au chapitre 5, le mari est appelé à aimer sa femme comme Christ a aimé l'Église et la femme, à respecter son mari (ce qui est le langage d'amour universel pour tous les hommes). 

Moi, j'aime profondément ma famille, même ceux dont j'ai dû m'éloigner et ceux qui pourraient me blesser encore. 

Mon fils est la prunelle de mes yeux. Je respecterais mon mari si j'en avais un. Et si mon père et ma mère vivaient encore, ils auraient certainement une autre forme de révérence qui leur est réservée.

Mais pas celle de Dieu.

À des degrés très différents, aucun de ces amours ne saurait détrôner Dieu de sa place dans ma vie, quelle que soit l'importance que je leur accorde.

C'est ainsi que je comprends ce que notre pasteur, l'apôtre Sanogo, nous avait enseigné sur l'ordre divin des relations afin de ne pas vivre dans le désordre.

Par conséquent, il y a bel et bien une frontière à ne pas passer pour garder Dieu, sa paix intérieure et ne pas polluer son discernement.

3) Les limites qui m'exemptent de l'idolâtrie

Certaines parties de moi sont des cadeaux de Dieu que je lui remet perpétuellement, et personne n'a accès à ces espaces sacrés. Pas par orgueil ou caprice, mais par principe. 

Ces parties sont les limites que je m'impose à ne pas dépasser, quelle que soit la tendresse ou l'amour que je porte à quelqu'un :
  • Aimer ne doit pas m'empêcher d'affirmer mes valeurs ; sans cela, cet amour n'en vaut pas la peine.
  • J'ai appris à ne plus demander à l'être cher de combler un vide que seul Dieu peut remplir ; car l'être cher a ses propres problèmes.
  • J'ai des limites infranchissables, comme tout le monde. Aimer quelqu'un, c'est respecter ses limites et ses "non". (Généralement, une personne qui dit non démontre où est sa limite.)
  • Qu'importe le respect et l'affection que j'ai pour quelqu'un, la parole de cette personne n'est pas au-dessus de celle de Dieu (cette limite m'a souvent aidé à renverser des forteresses mentales, quand un parent t'assaille de paroles blessantes par exemple...)
Perso, ce sont les points où je suis le plus tatillonne. Ces limites m'empêchent de glisser vers l'idolâtrie relationnelle, et m'aident par ailleurs à développer quatre conditions spirituelles qui m'aident à aimer avec maturité, même quand j'ai été blessée.

4) Aimer avec maturité : les quatre garde-fous

Je dépend de Dieu, alors voici comment Dieu me demande d'aimer mon prochain.

1) 🔍Le discernement (Philippiens 1 :9-10)

Il est essentiel pour savoir qui me veut réellement du bien. Il m'aide à rester centrée sur Dieu, même quand mes émotions veulent prendre le dessus.

2) ⏳La patience (Proverbes 4:23): 

Grâce à elle, j'évite de réagir au quart de tour, et je ferme la porte aux répercussions issues de provocations, de malentendus, ou d'attentes déçues. J'y trouve également la force de dire "stop" ou de fermer la porte sans culpabilité à quiconque ou quoique ce soit troublant ma paix intérieure.

3) 🙏 La gratitude (1 Thessaloniciens 5:18)

Elle me rappelle que les relations sont des bénédictions, même quand elles sont compliquées. Mais aucune relation n'est ma source de salut ou de plénitude, outre celle avec Jésus-Christ.

4) 🧠 La sagesse (Jacques 1:5)

Elle va de pair avec le discernement. Elle m'aide à aimer sans paraitre désespérée, intrusive ou déséquilibrée. J'apprends par elle à observer les intentions, à peser les mots (les miens ou les leurs) et à rester alignée.

Conclusion : aimer, oui... mais dans l'ordre divin

Aimer sans idolâtrer est donc possible, si on met chaque relation à sa juste place. Marcher sur ce chemin nécessite une extrême vigilance, avec beaucoup d'humilité et de prière, car il n'y a que par ce chemin qu'aimer reflète l'amour de Dieu, généreux, pur, patient, respectueux, libérateur, qui élève. 

En effet, n'aimons-nous pas mieux quand :
  • Dieu reste premier,
  • Notre cœur reste en paix,
  • Nos limites sont claires,
  • Et nos relations s'alignent à la volonté du Créateur ?
✨ Et vous, comment gérez-vous cette frontière délicate entre aimer et idolâtrer ?
Où placez-vous vos limites pour garder Dieu premier dans votre cœur ?
Dites-moi tout en commentaire, j’ai vraiment envie de vous lire. ❤️🙏

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog