Même en tant que chrétien, tous les jours ne sont pas roses.
On a une vie en yoyo, en gris ou en prose.
Des saisons où, accroché à la Bible,
On nage à contre-courant d'une vague d'angoisse indescriptible.
On garde sa joie pour soi, parce qu'on ne veut pas sourire.
On se console de connaitre la voie, même si on peine à s'y maintenir.
Parfois, on jeûne, on prie, sans réelle conviction.
On veut juste se réveiller; à tort, on veut rentrer à la maison...
On rencontre des tempêtes qu'on n'a pas demandées.
On doit briser des forteresses que d'autres ont érigées.
On a envie de partager, puis on se souvient de l'égoïsme;
Alors, on sélectionne les domaines où faire preuve d'altruisme.
On se traine en pensant à la gloire finale.
On pleure à l'Esprit-Saint pour garder le moral.
Parfois, on voit bien nos blessures, mais on refuse de les assumer;
On refuse d'en guérir, parce qu'on croit que Dieu va les oublier,
Et ne rien demander à ceux qui les ont causées.
Et assez souvent, avons-nous totalement confiance en Dieu ?
Nous l'aimons, certes, mais ne nous semble-t-il pas lointain depuis les cieux ?
Quelquefois, à bout, on tente d'estimer et de raccourcir cette distance,
Tout simplement parce qu'on est en manque de sa précieuse présence...
Alors, oui, c'est partout pareil, même si ça ne devrait pas.
Séculaire ou spirituel, il y a toujours quelque chose qui ne nous suffit pas.
Et comme la plupart, nous compensons tant bien que bien,
Car nous croyons en ce Dieu fidèle en lequel nous ne manquons de rien...
Les jours et les nuits passent, mais l'espérance demeure la même.
Certains en rêvent, d'autres la chantent, d'autres la déclinent en poème :
Voir un jour enfin, l'Éternel époux bien-aimé,
Celui dont en valent la peine, et les récompenses, et la vie dans l'éternité.
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